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L’écologie, ministère de l’impossible ?

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Depuis qu’il est président de la République, Emmanuel Macron a perdu deux ministres de la transition écologique en moins de trois ans. François de Rugy sera resté en poste dix mois et douze jours sous le gouvernement Philippe II. Son prédécesseur, Nicolas Hulot, lui, a démissionné en direct à la radio après un an et trois mois au ministère de l’écologie.
Avant eux, nombreux sont les ministres de l’environnement, à avoir été confrontés aux limites de la fonction. Dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, sous la présidence de François Hollande, Delphine Batho est évincée après avoir critiqué le budget de son ministère et seulement un an après avoir pris la tête de celui-ci.
En 2012 Nicole Bricq, est rétrogradée, un mois après sa nomination. A l’époque, la ministre de l’écologie se met plusieurs compagnies pétrolières à dos après avoir suspendu des permis de forage en Guyane pour sauvegarder la faune et la flore. Jean Marc Ayrault, et François Hollande profitent alors du remaniement ministériel pour l’écarter.
En 2007, Alain Juppé, ne reste qu’un mois à L’écologie, démissionnant à la suite de sa défaite aux législatives. En 12 ans, neuf ministres de l’écologie, se sont ainsi succédés, signe d’un turn-over important.
Le poste de l’écologie est-il alors condamné à l’impuissance ou au renoncement ? Robert Poujade a été le premier à occuper le poste de ministre de l’environnement de la Vème république. Il l’avait alors surnommé le ministère de l’impossible.

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