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Pays-Bas : une salle de torture dans un container

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La police néerlandaise a découvert une prison « artisanale » dissimulée dans un entrepôt, à l’intérieur de laquelle se trouvait une chambre de torture.
Une découverte rendue possible par le démantèlement d’un réseau mondial de communication, infiltré par la gendarmerie française en coopération avec la police néerlandaise pour lutter contre des trafics de drogue, assassinats, blanchiments d’argent et extorsions de fonds à l’international. 
Sur les sept containers découverts par la police criminelle néerlandaise au sud de Rotterdam, six servaient de cellules, le septième de chambre de torture. Chaise de dentiste, sécateurs, scies, scalpels et un arsenal ont été trouvés dans cet entrepôt. Les murs, insonorisés et recouverts d’aluminium, empêchaient toute détection thermique. 
Lors de cette descente, six personnes ont été arrêtées dans le cadre de l’opération contre EncroChat, un système de communication crypté utilisés par des criminels dont les serveurs étaient basés en France. 
Les gendarmes ont détecté cette technologie en 2017. Un an plus tard une enquête judiciaire a été ouverte à Lille, menée par le centre de lutte contre les criminalités numériques, avant la création en 2020 d’une cellule spéciale, composée de 60 enquêteurs en collaboration avec plusieurs unités nationales et internationales. L’opération contre Encrochat a permis d’arrêter quelques 800 personnes (et d’intercepter et de déchiffrer en temps réel plus de 100 millions de messages).

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